Quelques troubles2018-04-17T06:27:09+00:00

Quelques Troubles

VPPB

­­Vous êtes en proie très fréquemment à des vertiges soudain, d’une durée comprise le plus généralement entre 3 et 20 secondes. Ils apparaissent de manière imprévisible puis vous laisse en perte d’équilibre et sont parfois accompagnés de bourdonnements d’oreilles. Ces vertiges, très souvent suivis ou accompagnés de nausées portent le nom de vertige paroxystique positionnel bénin (VPPB). Ces symptômes, bien connus des kinésithérapeutes ou rééducateurs vestibulaires, sont provoqués par un changement brutal de la position de la tête du patient.

Parfois, ils apparaissent en voiture quand le conducteur accélère brutalement ou ralentit, ou au moment du lever ou du coucher. Le plus souvent, ce vertige survient lorsque la personne est en position horizontale mais il peut aussi se manifester lors de la station debout ou quand la tête est penchée vers le sol.

Le vertige paroxystique positionnel bénin détecté

­­Le kinésithérapeute en charge du patient devra répéter le geste pour confirmer l’existence de ce vertige paroxystique positionnel bénin. Pour cela, il basculera rapidement le sujet vers le côté supposé déclencheur du vertige, le malade étant assis sur la table d’examen. Si un vertige survient ou qu’un mouvement caractéristique des yeux (nystagmus) se produit, le praticien pourra mettre fin à l’examen. Si rien ne se déclenche il pourra répéter le mouvement de l’autre côté.

Exemple : VPPB gauche et nystagmus horizonto rotatoire

Prise en charge et traitement du VPPB

­­Plusieurs traitements médicamenteux existent pour combattre ces vertiges mais un autre s’avère vraiment efficace pour éradiquer ces vertiges : la kinésie-thérapie vestibulaire. Celle-ci est efficiente dans la plupart des cas constatés. Des particules minérales (otholites) contenues dans l’oreille interne se détachent et se déposent dans une partie de l’oreille interne (canal semi-circulaire). Elles irritent de manière intempestive le nerf vestibulaire qui va induire ces sensations de vertige. En effectuant des manœuvres libératoires, le praticien débloque ces particules qui tomberont dans le vestibule. L’effet de cette manœuvre est immédiate.

Nystagmus : les muscles de l’oeil perturbés

­­Un nystagmus provoque, chez la personne qui en souffre, des mouvements incontrôlables de l’oeil. Le globe oculaire dérive lentement puis est ramené brutalement en sens inverse. Lors du déplacement du globe oculaire, on pourra constater deux types de mouvements différents, le premier étant appelé torsionnel et le second linéaire. Il empêche en permanence la fixation de l’oeil sur le sujet. La vue du patient est alors altérée.

Deux types de pathologies sont également observés :

  • le nystagmus spontané
  • le nystagmus positionnel

­­Le premier type est constaté lorsque le patient est assis et en position de décubitus dorsal. Le second sera étudié après avoir provoqué chez le sujet un changement de position de la tête.
Pour établir un diagnostic, le praticien utilisera des lunettes de Frenzel ou une caméra infrarouge de vidéonystagmoscopie.

­­Il existe d’autres exemples de pathologies du nystagmus comme celle présentés dans les vidéos ci-dessous :

Exemple : Nystagmus horizontal et rotatoire, sans et après fixation.

Exemple : Nystagmus vertical supérieur

Exemple : Nystagmus horizonto rotatoire et un VPPB gauche

La rééducation vestibulaire contre le nystagmus

­­La kinésithérapie vestibulaire est une solution non invasive et permet, le plus souvent, une éradication complète de ces manifestations, surtout dans le cas d’un nystagmus pathologique d’origine périphérique.

Le praticien aura recours à des séances de fauteuil rotatoire et à des exercices entrainant au nystagmus optocinétique. (dans une pièce plongée dans l’obscurité, projection de petites taches lumineuses défilantes).

Neurinome acoustique : origine et symptômes

­­Le neurinome de l’acoustique est une affection de l’oreille présente dans celle-ci sous forme de tumeur bénigne. Cette grosseur ne se développe que sur un échantillon très rare de la population, environ une dizaine de personnes par an par tranche d’un million d’individus. Le neurinome de l’acoustique se loge dans l’oreille interne et peut augmenter de taille jusqu’à infiltrer le cerveau. Les origines et l’apparition de cette excroissance est encore mal connu et touche une popu-lation entre 30 et 60 ans, de préférence féminine.

­­Les symptômes observés se traduisent par des troubles de l’acuité auditive (acouphène, surdité localisée du côté de l’oreille affectée), des céphalées, et des troubles de l’équilibre entrai-nant des vertiges.

Les examens effectués et les traitements possibles

Divers examens permettent de mettre en lumière les symptômes évoqués ci-contre. Un bilan audiométrique permettra de confirmer la baisse de l’acuité auditive et des tests des potentiels évoqués auditifs (PEA), détermineront les anomalies nerveuses par stimulation externe entre le système nerveux central et l’appareil auditif. Un rééducateur vestibulaire pourra procéder à divers examens pour les troubles liés à l’équilibre. Enfin, un IRM délimitera avec précision l’emplacement, la taille et l’extension du neurinome acoustique.

La chirurgie ou la radio-chirurgie, suivant l’importance et la position de la tumeur, seront les possibilités envisagées dans l’éradication de ce neurinome.

Maladie de Ménière : la cible est l’oreille interne

­­Avec une cinquantaine de personnes touchées par tranche de cent mille, la maladie de Ménière est un syndrome dont on parle peu. Cette maladie est encore mal connue de nos jours.

Ainsi l’origine de son apparition est encore inexpliquée. Elle atteint parfois les mêmes membres d’une famille ce qui pourrait laisser supposer une cause d’apparition liée à la génétique. Le signe avant-coureur est indiscutablement une augmentation de la pression du liquide circulant dans le labyrinthe de l’oreille.

­­Ce phénomène est accompagné de vertiges dont la durée est comprise entre quelques minutes et quelques heures. Annoncant ces vertiges comme une alarme, des acouphènes apparaissent de manière constante ou intermittente et une surdité temporaire s’ajoute à l’ensemble de ces manifestations.

Pendant la crise, il n’est pas rare de constater nausées, sudation abondante ou tachycardie.

Les solutions thérapeutiques médicamenteuses ou chirurgicales

­­Certains traitements médicamenteux peuvent être prescrits comme des antihistaminiques et des antivertigineux. La chirurgie reste aussi un moyen d’éradiquer la maladie de Ménière dans des cas particulièrement rétifs au traitement par médicaments.

­­La rééducation vestibulaire permet d’agir directement sur les sensations de vertige. Plusieurs séances de fauteuil rotatoire seront nécessaires, les troubles de l’équilibre générés par une crise pouvant encore être ressentis par le patient plusieurs mois plus tard.

Le mal des transports : un trouble qui peut se chiffrer

­­Lors d’un voyage en bateau, en voiture ou en avion, un malaise bien connu de certaines personnes peut venir ternir le voyage : la cinétose ou mal des transports, un trouble redouté par près de 3 millions de personnes en France. Le vesti-bule, un organe de l’oreille interne, nous renseigne en permanence sur notre position dans l’espace et les mouvements que nous effectuons.

Un transport terrestre, maritime ou aérien, génère beaucoup de mouvements qui viennent fausser ces renseignements et stimulent par trop d’informations les terminaisons nerveuses de ces vestibules. C’est l’apparition des symptômes liés au mal des transports : vertiges, salivation excessive, somnolence, puis nausées. Les hommes sont moins sensibles que les femmes et les enfants sont souvent victimes de cinétose.
Si ces troubles sont sans gravité, ils sont néanmoins difficiles à supporter qui plus est quand ils deviennent chroniques.

Traitement du phénomène de cinétose

­­Divers traitements, curatifs ou préventifs peuvent venir à bout du mal des transports. Des solutions médicamenteuses permettent d’éviter ces problèmes dans la plupart des cas.

Des conseils simples à suivre évitent aussi l’apparition des symptômes : ouvrir un peu sa fenêtre pour avoir de l’air frais (mais pas froid), s’allonger si possible pour éviter les mouvements trop brusques, avoir quelque chose dans l’estomac (mais ni alcool, ni trop d’aliments gras), consommer à petites gorgées une boisson un peu sucrée durant le voyage.

­­Une autre solution, durable celle-ci, consiste à faire appel à un rééducateur vestibulaire.