Maladie de Menière

La maladie de Menière est une maladie de l’ensemble du labyrinthe membraneux de l’oreille interne.

Elle se caractérise par des crises récurrentes de vertige qui s’accompagnent de sifflements et de bourdonnements d’oreilles (acouphènes) et d’une baisse d’audition. Le plus souvent, une seule oreille est atteinte.

Il s’agit d’une maladie chronique. La fréquence des crises est très variable et imprévisible. La plupart des personnes atteintes ont quelques crises par an, mais certaines en ont plusieurs par semaine. Entre les crises, les périodes de rémission peuvent durer plusieurs mois, voire plusieurs années. Il n’existe pas de traitement permettant de guérir la maladie de Ménière, mais les symptômes peuvent être soulagés efficacement dans la plupart des cas.

La prévalence est estimée d’un peu moins de 50 cas par 100 000 habitants. L’âge de survenue est, en général, compris entre 40 et 60 ans.

Symptômes

La maladie est classiquement unilatérale mais il peut exister une atteinte de l’autre oreille dans un peu moins d’un tiers des cas11.

La maladie de Menière, étant une entité clinique, se caractérise par une triade symptomatique clinique et une évolution par crises répétées dont la durée est comprise entre 20 minutes et une journée. Les trois symptômes majeurs sont :

  • un vertige itératif survenant en crises spontanées de quelques minutes à quelques heures et se répétant à intervalles variables. Ce vertige est, le plus souvent, giratoire. Deux épisodes de plus de vingt minutes chacun participent au diagnostic du syndrome ;
  • des acouphènes qui simulent classiquement un bruit de conque marine. Ils sont constants ou intermittents. Habituellement non pulsatiles, ils apparaissent ou s’accentuent, en règle, dans les instants qui précèdent la crise vertigineuse, constituant ainsi un signe annonciateur avertissant le patient de l’imminence de la crise ;
  • une surdité de perception. Constante durant la crise, elle a, comme les acouphènes, une valeur localisatrice et diagnostique. Au début de l’évolution, elle prédomine sur les fréquences graves et présente des fluctuations éminemment caractéristiques de l’affection, avec retour à la normale en quelques heures ou jours. Ces fluctuations, imprévisibles et irrégulières, s’associent souvent à une sensation d’oreille bouchée, de plénitude ou de pression qui cède en règle générale après l’attaque. Au cours de l’évolution, la surdité s’accentue et atteint l’ensemble des fréquences, perd ses fluctuations et se stabilise aux environs de 50 – 70 dB. La cophose (ou surdité totale), reste exceptionnelle. Cette hypoacousie s’accompagne de signes témoignant de sa nature endocochléaire : atteinte de la discrimination, intolérance aux sons forts, distorsion sonore, diplacousie.

Les signes vagaux (nausées, vomissements, sueurs ; tachycardie) sont fréquents pendant la crise. Il est déconseillé de manger lorsqu’il y a des nystagmus.

Évolution de la maladie

La maladie se manifeste par des crises imprévisibles dont la fréquence varie. Au cours des premières années de la maladie, les attaques de vertige tendent à s’intensifier. Puis, avec le temps (de 5 ans à 10 ans), elles se font plus rares et leur intensité s’atténue progressivement.

Au début, une seule oreille est généralement atteinte, mais près de la moitié des personnes présentent des symptômes dans les deux oreilles au bout de quelques années.

Traitement

Médicamenteux

Peuvent être prescrits des médicaments antivertigineux (vestibuloplégique) pour une courte durée, certains diurétiques associés à des suppléments potassiques tels la bétahistine ou (a contrario) les antihistaminiques. L’efficacité de la bétahistine reste discutée.

Non médicamenteux

On peut faire appel à la rééducation vestibulaire lors de ces manifestations pour réagir face aux vertiges. En cas de baisse importante de l’acuité auditive, la mise en place d’une prothèse auditive peut aider.

Sources :

Wikipédia

Passeport santé

2017-05-03T15:50:42+00:003 mai 2017|